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Assassinat d'Audrey Adam

Mis à jour : mai 21




Le mercredi 12 mai 2021, Audrey Adam, une assistante sociale, a été assassinée dans l’exercice de son métier, tuée par le tir d’une arme à feu. Le suspect, un homme âgé de 83 ans, à qui elle rendait visite dans le cadre d’un suivi social, se serait suicidé.


Nos pensées vont à la famille de cette jeune femme de 36 ans, mère de deux enfants, à ses proches, à ses collègues de travail, à qui nous présentons nos sincères condoléances.


C’est avec beaucoup d’émotion et de tristesse que nous avons appris ce drame, quelques mois après la mort de Cyril Pierreval, chef de service dans un Centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA), qui avait été assassiné sur son lieu de travail.


Le 12 mai, Le président du conseil départemental, Philippe Pichery s'est rendu sur place.


Le 13 mai, il livrait son double-sentiment: « l’incompréhention, d’abord, sachant que leur relation (entre Audrey et Jacques Javelle) semblait apaisée, de grande qualité et de confiance et ensuite l’impuissance, la frustration de ne rien pouvoir faire pour empêcher la survenue d’un tel drame ».


Le 13 mai, Didier Dubasque a publié sur le site Ecrire pour et sur le travail social qu'il anime cette terrible nouvelle.


Le 13 mai toujours, l’Association nationale des assistant.e.s de service social (ANAS) a rendu public un communiqué de presse.


Le 14 mai, un long article signé par Yves Faucoup, au ton très juste, est posté sur le blog qu'il tient sur le site de Médiapart.


Le 15 mai, 3 jours après ce drame, nous devons une nouvelle fois regretter le silence d’Olivier Véran, pourtant Ministre des Solidarités et de la Santé. Sera-t-il un jour, enfin rendu hommage à un travailleur social tué dans l’exercice de ses fonctions ?


En l’absence de discours politique fort, synonyme de reconnaissance de ces professionnels du travail social, pourrait s’installer l’idée, amplifiée par ces tragiques évènements, que non seulement ces vies perdues valaient peu, mais également que toutes celles et tous ceux qui exercent actuellement ces métiers, ne comptent pas et doivent rester invisibles socialement.


L'ANAS appelait le lundi 17 mai 2021 à respecter une minute de silence virtuelle et collective en hommage à Audrey Adam alors que le Département de l'Aube lui rendait hommage ce même jour.


Découvrez le témoignage d'une assistante sociale qui, confrontée au silence, refuse le silence : (4) Facebook


Pour en savoir plus sur les circonstances de ce drame :

Aube : ce que l'on sait du meurtre d'une assistante sociale tuée à Virey-sous-Bar et de son meurtrier retrouvé mort (francetvinfo.fr)

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