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MNA : non aux déclarations mensongères !





Selon « Le Monde » du 4 juin 2021, « au moins cent dix avocats ont saisi vendredi 4 juin les procureurs de Nanterre, Versailles et Créteil – et s’apprêtent à le faire à Paris et à Bobigny – pour « incitation à la discrimination et à la haine », après un tract du Rassemblement national sur les mineurs isolés. Sous le titre, « Le saviez-vous ? », le parti d’extrême droite assure qu’« un mineur isolé étranger coûte 40 000 € par an au département. 60 % sont en réalité majeurs. (Rapport sénatorial 2017) Ils sont responsables de l’explosion de l’insécurité. (Exemple : 2 délits/crimes par jour à Bordeaux en 2020). Seuls nos élus mettront un terme à ce scandale ! » et plus loin : « Plutôt que de financer les mineurs isolés étrangers ou d’aider au logement des clandestins, élus, nous investirons davantage dans l’éducation de nos enfants, le bien-être de nos aînés et l’insertion des personnes en situation de handicap. » »


« Nous ne supportons plus les déclarations mensongères, voire délirantes, au sujet des mineurs isolés étrangers » : dans une tribune au « Monde » publié le lendemain, trente-neuf avocates et avocats réagissent aux propos tenus au sujet des mineurs isolés étrangers par le sénateur Henri Leroy (Les Républicains) dans une interview au « Figaro ». Ils dénoncent « des amalgames indignes et des stigmatisations honteuses ».


Les Etats généraux de la migration qui réunissent des centaines de collectifs et d’associations locales ou nationales ont établi deux chartes d’engagements pour les candidat.es qui souhaitent la signer pour les élections départementales et pour les élections régionales.


En mai dernier, le Conseil Français des Associations pour les Droits de l’Enfant (COFRADE) et Kids Empowerment ont, avec le soutien d’associations et de collectifs citoyens, saisi le Comité des droits de l’enfant de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) afin de dénoncer les violations graves et systématiques des droits des mineurs non accompagnés (MNA) observées en France. Cette saisine, déclarée recevable par le Comité, ouvre la possibilité d’une enquête qui serait une étape clé vers la réforme du cadre réglementaire actuellement en vigueur en France et l’évolution de pratiques locales condamnables.


Dans un référé publié en décembre 2020, la Cour des comptes estimait que l’Etat ne remplit pas son rôle dans la protection des enfants étrangers privés de leur famille et constatait des traitements très hétérogènes entre les territoires : « Dans plusieurs départements, cette mise à l’abri était effectuée dans les structures relevant de la protection de l’enfance jusqu’à 2016, mais, désormais, les nuitées hôtelières sont de plus en plus utilisées. Dans d’autres départements, la mise à l’abri en structure spécialisée est réservée aux seuls jeunes particulièrement vulnérables. Enfin, de plus en plus souvent, des départements n’assurent plus la mise à l’abri, celle-ci pouvant être « différée » dans l’attente de place ou jusqu’à l’issue de l’évaluation ».







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