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Assassinat de Cyril Pierreval




Vive émotion parmi les travailleurs sociaux à l’annonce de l’assassinat d’un collègue, tué à coups de couteaux. Cyril Pierreval était chef de service dans un Centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches. Nos sincères condoléances à toutes et tous. A toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de rencontrer cet homme respecté et respectueux. Comment ne pas penser en ce jour de deuil à Marina Fuseau, éducatrice spécialisée dans un foyer pour jeunes mères, qui avait succombé sous les coups de couteau d’une résidente en octobre 2017. Comment pourrait-on oublier Jacques Gasztowtt qui lui aussi avait reçu des coups de couteau en protégeant une femme des violences de son ex-compagnon en mars 2015.Comment ne pas être en colère contre l’instrumentalisation de ce drame par une droite et extrême-droite dont le projet politique est de mettre fin aux solidarités (lire les déclarations de Jordan Bardella et Bruno Retailleau sur le site du Huffingtonpost).


Heureusement, dans un article publié sur le site du Monde, l'intelligence et la dignité sont là, nous pouvons lire des témoignages qui font honneur à cet homme trop tôt disparu, à son engagement et sa profession :


Loin du tumulte politique qui prend forme, les employés du CADA de Pau, et plus largement l’ensemble du milieu associatif, sont douloureusement marqués et appellent « au respect de ce qu’était ce collègue et de son engagement », des mots de Pascal Brice, ancien directeur de l’Ofpra et actuel président de la Fédération des acteurs de la solidarité, une structure rassemblant 870 associations, dont la Fondation COS.


Une cellule psychologique a été mise en place pour le personnel du CADA, sous le choc. Le maire de Pau, François Bayrou, présent aux côtés de M. Darmanin, a évoqué « l’émotion des collaborateurs qui vivent doublement un choc, parce qu’ils ont perdu un proche, et qu’ils l’ont perdu alors que leur vocation est de s’occuper de ceux qui recherchent le refuge et l’asile ».


Pour parler du chef de pôle, Raphaël Diaz évoque un homme « connu pour sa sérénité et son calme », « habitué à gérer tout type de public ». « Ce sont des métiers très difficiles, poursuit-il. On accueille des gens qui ont un parcours très dur et les intervenants sont confrontés à cette détresse au quotidien. » Malgré cela, M. Diaz indique que sur les quelque 4 000 personnes que la fondation prend en charge chaque année, « les choses se passent toujours bien ».


« C’est un drame terrible, livre Pascal Brice. On connaît l’engagement des travailleurs sociaux, on sait ce qu’est la vie dans un centre de cette nature. Quelque chose de très fort se passe entre l’encadrement et les résidents. On voit des gens cabossés, à des niveaux terribles. Il y a parfois des phénomènes de violence. »


Le directeur général de la Fondation COS indique que l’établissement de Pau sera fermé dans les jours à venir : « Nous sommes à leurs côtés et nous allons voir comment nous allons, bien évidemment, continuer notre activité. »


Ressources :


https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/agression-mortelle-a-pau-nous-sommes-profondement-affectes-par-le-deces-brutal-de-notre-collegue-declare-le-directeur-de-la-fondation-cos_4303531.html


https://www.huffingtonpost.fr/entry/pau-gerald-darmanin-dit-sa-tristesse-apres-la-mort-dun-responsable-dun-centre-pour-refugies_fr_602ffc62c5b6cc8bbf3b66e6


https://www.europe1.fr/societe/il-soccupait-de-nous-a-pau-emotion-apres-le-meurtre-dun-responsable-dun-centre-daccueil-4026442


https://www.lci.fr/justice-faits-divers/pau-le-responsable-d-un-centre-de-refugies-tue-par-plusieurs-coups-de-couteau-par-un-demandeur-d-asile-2178788.html




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