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Petite enfance et promesse de meilleurs salaires



France Culture


Invitée du journal de la mi-journée de France Culture, Élisabeth Laithier, présidente du Comité de filière Petite Enfance et experte référente petite enfance à l'AMF, l'association des Maires de France a rappelé que "Les tensions de recrutement en crèches sont très anciennes et ont été aggravées très significativement au sortir de la crise" avant d'annoncer une proposition de revalorisation salariale que le Ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, n'a pas à ce jour validé.


Au micro de Thomas Cluzel, Elisabeth Laithier a détaillé la troisième mesure en attente de validation : "une augmentation, immédiate, c'est une revalorisation salariale, hein, qui est largement, largement, largement méritée, c'est une augmentation immédiate et significative de l'ensemble des professionnels de la petite enfance qui travaillent dans les structures, si vous voulez, un petit peu à l'image du ségur de la santé, les professionnels de la petite enfance n'ont rien eu ..."


Pour écouter l'interview d'Elisabeth Laithier (cliquer ici)


Le 30 août, les crèches municipales de Paris étaient en grève.


Le personnel des crèches de la Ville de Paris était invité à débrayer, à l’appel de l’intersyndicale CGT.CFTC.UCP.FSU.FO du secteur de la Petite Enfance. Les principales revendications : la prime Segur de 183 euros et plus largement des moyens pour lutter contre la pénurie de professionnels. Leurs demandes n’ayant pas abouti, la décision a été prise de relancer un préavis de grève pour la semaine prochaine.

A lire sur le site des Prosdelapetiteenfance


France Info

Enquête France Info : "'Crise dans les crèches : comment le manque de personnel est devenu "le problème numéro un" de la petite enfance"


Extraits :


Des salaires "misérables"


Un métier qui nécessite jusqu'à quatre ans de formation. Dans les crèches, se côtoient en effet deux types de professions : d'une part, les CAP, qui ne peuvent pas représenter plus de 60% de l'effectif total. Les 40% restant doivent justifier d'un diplôme d'Etat. Il s'agit essentiellement des auxiliaires de puériculture, dont la formation dure un an, et des éducateurs de jeunes enfants (bac +3), davantage formés sur la psychologie des petits. Enfin, les infirmiers puériculteurs (bac +4) ont le plus haut niveau de responsabilités puisqu'ils exercent les missions de santé.


Mais quel que soit le niveau de diplôme, les salaires sont jugés trop faibles. "Les CAP démarrent au smic, les auxiliaires à peine plus. C'est misérable, alors qu'ils font un travail de dingue. Dans les crèches de moins de 20 berceaux, elles gèrent tout : l'accueil des enfants, elles donnent les repas, font le ménage", énumère Fabien Marchand, délégué Ile-de-France de l'Association nationale des puéricultrices diplômées et des étudiantes (ANPDE) en Ile-de-France.


Du côté des infirmiers puériculteurs, la première paye de 1 500 euros net est également critiquée. "On commence avec 100 euros de plus qu'un infirmier alors qu'on a une année d'étude supplémentaire pour se spécialiser sur les enfants de 0 à 3 ans", regrette Fabien Marchand. "Dans le privé, en négociant, ça peut devenir intéressant, mais absolument pas dans le public", relate-t-il. Le ministre de la Fonction publique, Stanislas Guerini, a annoncé fin juin une revalorisation de 3,5% du point d'indice des fonctionnaires. Mais pas sûr que cela suffise à contenter une profession en souffrance, dont les mouvements de grève se multiplient ces derniers mois.

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