Rechercher
  • bertrandidier

Pour une revalorisation salariale immédiate de tous les métiers de la cohésion sociale


Dans son avis adopté le 12 juillet 2022, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) appelle à revaloriser en urgence tous les métiers de la cohésion sociale :


Financer une hausse globale des salaires tant dans le secteur privé que dans le secteur public :


– en assurant une nette revalorisation des minima salariaux au-dessus du Smic et en maintenant l’équilibre général des classifications (écarts hiérarchiques et garantie d’évolutions professionnelles) ;


– en mettant en place au niveau des branches concernées, une évaluation non discriminante des emplois à prédominance féminine. Les branches professionnelles doivent s’appuyer sur le guide de la Défenseure des droits afin de reconsidérer les critères de classification des postes en insistant notamment sur : la polyvalence des tâches, la technicité du relationnel, le caractère multidimensionnel des tâches effectuées, la responsabilité sur des tiers, la reconnaissance de la pénibilité (charge mentale comprise) ;

– en rendant effective l’augmentation salariale de 183 euros annoncée le 18 février 2022 par le Premier ministre pour l’ensemble des salariés et agents publics des établissements et services sociaux et médico-sociaux, et ceux agréés pour l’accueil collectif des mineurs, y compris les salariés actuellement non couverts par des conventions collectives. L’ensemble des salariés qui soutiennent l’action des professionnels socio-éducatifs, en assurant notamment des fonctions supports, doivent également être couverts.


Il rappelle que « dans ces secteurs, les efforts de réduction des dépenses ont porté sur les salaires qui ont connu 30 % de décrochage depuis 2000 par rapport à l’évolution des prix. Le sous-investissement chronique est l’une des raisons de cette situation » (page 11) ou que « la revalorisation des rémunérations des travailleuses et travailleurs sociaux mérite l’attention conjointe des départements et de l’État » (page 17).


Il précise que « l’augmentation des salaires de l’ensemble des professionnels qui concourent de manière directe ou indirecte aux actions mises en œuvre, constitue bien l’orientation prioritaire plébiscitée » (page 54) et insiste sur un décrochage que « le Livre vert du travail social publié en février 2022 a documenté à la fois la stagnation du niveau des rémunérations et un phénomène de tassement des salaires au pied de grille pour les deux principales conventions collectives du secteur » (page 54).


Ce n'est qu'un début, continuons le combat !


106 vues