Présentation

Collectif Avenir Éducs , qui sommes nous ?

Nous sommes un collectif d'étudiant.es, professionnel.les du social issu.es du terrain, de la formation, et de la recherche. A l'origine, nous nous sommes rassemblé.es contre la réforme de la ré-architecture des métiers qui s'est mise en place de façon non démocratique. Initialement éducateurs-trices spécialisé.es et éducateurs-trices de jeunes enfants lors de la première rencontre le 26 mars 2014, nous avons vite compris que la refonte des métiers amenait à un changement brutal du paradigme du travail social qui concernait tous les métiers. Ainsi, le collectif s'est ouvert à tous les métiers du social.

Nos valeurs :

 

Le travail social que nous voulons s'inscrit dans un projet de société pensé dans le temps, reconnaissant la place de chaque citoyen.ne sans distinction aucune, et s'adressant au même titre à tout étranger présent sur le territoire français. Chacun devant être traité avec la même dignité et accueilli dans les mêmes conditions. Le travail social vise pour nous à l'émancipation des personnes en situation de vulnérabilité dans une société capable de reconnaitre sa responsabilité dans la production d'inégalités et cherchant sans cesse à y remédier. Notre travail participe de la lutte contre toute forme de discrimination. le travail social se décline en métiers qui se sont créés au fil du temps, et ont permis de développer les savoirs, savoirs-être et savoir- faire spécifiques à l'accompagnement d'enfants ou de personnes en situation vulnérable. Nous sommes fiers de nos métiers, de leur histoire, et de ceux qui les ont conceptualisés.

La pratique en travail social et ses exigences :

 

Nous pensons que la pratique du travail social part du sujet accompagné et respecte sa singularité et sa temporalité. Le travail social doit tendre vers plus d'égalité, de mieux vivre ensemble, et d'avantage de participation à la société pour tous les citoyen.nes sans distinction.

 

La pratique du travail social passe par la rencontre de l'autre, dans une clinique du quotidien. Cela nécessite d'être au plus près de la personne accompagnée, sans anticipation de ses projets, sans protocole préétabli, dans une écoute bienveillante, et interrogeant sans cesse ce qui se joue dans la relation à l'Autre, dans un souci éthique afin de permettre son émancipation. Cette rencontre est favorisée par la créativité et l'imagination mise en œuvre au quotidien par des professionnel.les compétent.es, par leurs présences aussi bien dans des temps et des espaces formels, qu'informels. Cette pratique ne peut être menée seul dans la rencontre à l'autre, et suppose un travail d'équipe s'appuyant sur un projet institutionnel, garants de cette approche réflexive, et d'une équité d'accès à toutes et à tous.

Pour ce faire, nous défendons une formation des professionnels à haut niveau de qualification pour la relation à l'Autre. Cette formation a comme exigence des stages longs, qui seuls permettent d'expérimenter l'analyse de la pratique professionnelle, rendant possible une transmission d'un métier par des pair. Il est nécessaire de prôner un processus de formation sur plusieurs années, accompagné par des formateurs en petits groupes, en individuel et au travers de médiations créatives, dans une alternance théorie-pratique.

 

Nous ne sommes pas des exécutants. "On ne gère pas l'autre, on l'accompagne", sonne pour nous comme un ralliement.

 

Notre mode de fonctionnement :

 

Le collectif a été crée en 2014. Pendant 4 ans nous nous sommes réuni.es plusieurs fois par mois, dans le but d'échanger, d'informer, de mobiliser et de proposer des actions visant à redonner la parole aux acteurs du terrain.

 

Nous essayons d'inscrire nos actions dans des logiques créatives qui sont la façon la plus appropriée de parler de nos métiers. Nous nous attachons à rendre lisible les enjeux qui traversent notre secteur en étant en contact avec tout acteur de terrain qui le souhaite. Nous cherchons davantage à favoriser les liens entre les acteurs locaux que d'étendre le collectif. Ainsi nous avons la volonté d'être "facilitateur" de rencontres entre les acteurs souvent déjà mobilisés de façon très variée. Chacun s'investit dans le collectif quand il peut, comme il veut, le temps qu'il souhaite. le collectif fonctionne sans hiérarchie, en fonction de l'investissement possible de chacun.es. Nous continuons aujourd'hui à nous mobiliser, et à nous réunir quand nous le pouvons. Face au monde néo-libéral qui tente de s'accaparer le travail social, nous continuons d'être vigilant.es et réactif.ves.

 

 

Debout pour nos métiers du travail social. Le collectif de 2014 à aujourd'hui:

"Le collectif Avenir éducs rassemble, depuis mars 2014, étudiants, chercheurs, formateurs et professionnels en travail social des différents métiers (créé au départ par des éducateurs, il a gardé son nom). Il s’est constitué en réaction à la refonte des métiers lancée fin 2013 de façon descendante sans tenir compte de la parole des professionnels du travail social et s’est fédéré autour du concept de « clinique du quotidien » que Paul Fustier était venu notamment porter lors de la première rencontre. Il agit avec d’autres collectifs (Collectif des Associations Citoyennes, Appel des appels, Commission Action Travail Social, Etusocial 44, Avenir éducs 45, Collectif pour la prévention spécialisée d’Île-de-France, Collectif pour la protection de l’enfance 49, Collectif des 39, Défendre les métiers sociaux, etc.), des syndicats (notamment ceux regroupés dans le cadre des états généraux alternatifs du travail social - EGATS : CGT, SUD Santé sociaux, FSU territoriaux, UNEF, FAFP), des organisations professionnelles (ANAS, FNEJE, ONES, France-ESF) ou des associations (l’AFORMEJE, les CEMEA, l’IRE des formateurs en travail social, etc.) Le collectif a très rapidement lancé une pétition rassemblant plus de 6000 signatures pour imposer un débat, et affirmer :

1 son refus de toute nouvelle réforme des diplômes et classification des métiers qui n'aurait pas été concertée avec les acteurs concernés.

 

 

2 sa volonté de préserver une logique de métiers, dont l’un des aspects est la forte qualification pour l’accompagnement direct auprès des publics.


3 L'’impérieuse nécessité de reconnaître et consolider les dimensions cliniques dans tous les métiers de la relation et du lien social qui respectent des temporalités particulières, s'appuient sur des pratiques renouvelées et des dynamiques individuelles et collectives."(1)

(1) Debout pour nos métiers du travail social. Edition Eres

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" Le collectif a organisé de nombreux débats dans différentes villes notamment sur les questions de la refonte des métiers, de la financiarisation du social, de la protection de l’enfance. À son initiative a eu lieu la journée « Debout pour nos métiers » qui a rassemblé plus de 600 personnes le 22 novembre 2014. En novembre 2015, il a participé au lancement des états généraux alternatifs du travail social, EGATS1, avec une intersyndicale. Ceux ci ont donné lieu au festival du travail social le 14 mai 20162 (avec la participation de la CNT également).

 

Le collectif Avenir éducs agit également à travers des mobilisations, des compilations de témoignages de professionnels, des lettres adressées aux dirigeants du social, la construction et la diffusion de documents pour mieux saisir les enjeux à l’œuvre dans la refonte. Le collectif cherche à redonner la parole aux acteurs de terrain sur l’avenir du travail social et à faire vivre les valeurs de solidarité et d’égalité qui y sont rattachées. Il s’oppose au projet des pouvoirs publics de déléguer leur prégoratives sociales aux entrepreneurs privés et de faire du social un secteur à but lucratif. Il invite à réfléchir collectivement à une doctrine du travail social. »(3)

1 http://www.lien-social.com/Travail-social-o-Etats-generaux-version-alter

2 http://www.anas.fr/Festival-du-Travail-Social-le-14-mai-2016_a984.html

(3) Debout pour nos métiers du travail social. Edition Eres

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