Migrations et démocraties

29/07/2018

 

 

Les démocraties à l'épreuve des migrations contemporaines : politiques de la frontière et réactions sociales

 

Cette deuxième décennie du XXIe siècle est marquée par des mouvements de populations inédits par leur ampleur. Selon le Haut-Commissariat pour les Réfugiés des Nations Unies, pour la seule année 2015, 65 millions de personnes ont été déracinées dans le monde (déplacés internes plus réfugiés). En Europe, la « crise des migrants » est en grande partie liée à l’actualité de la déstabilisation du Proche et du Moyen-Orient. Les conflits armés dans ces régions sont certes, en cause dans la mise en mouvement de milliers de réfugiés présents en Europe (Crawley et al., 2016), mais en réalité, les mobilités internationales actuelles touchent la plupart des régions de la planète (Wihtol De Wenden, 2009, 2013) et correspondent à une nouvelle période de déplacements humains à grande échelle dont les causes et les logiques sont multiples - globalisation, développement économique, mutations technologiques, dégradations climatiques, guerres, fuite de la misère, de régimes autoritaires, délitements des États et des institutions, aspirations à la liberté, etc. Face à ces migrations contemporaines, les démocraties libérales sont tentées par le « retour de la frontière » (Dirakis, 2016).

 

Pour lire la suite de ce texte signé par Mohamed Belqasmi, Jocelyne Streiff-Fénart, Catherine Wihtol De Wenden, rendez-vous sur le site de la revue en ligne Sciences et actions sociales (cliquer ici)

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