Au revoir Alain

03/02/2019

 

« Nous assistons à un tsunami anti social, une lame de fond qui déferle sur l’ensemble du travail social, constate Alain Naouennec, éducateur spécialisé en prévention et délégué CGT dans une structure de prévention du 93. De plus en plus, nos gouvernances sont complices de l’État en acceptant d’appliquer des politiques d’austérité. Ce qui était encore préservé, comme la protection de l’enfance, est maintenant touché par cette économie d’échelle. Le patronat du social joue la complicité en croyant pouvoir être sauvé, alors que l’on va vers une ubérisation du social. »

 

Alain notre ami,

 

Tu es arrivé dans le collectif avec ton panache, ton éloquence, ta générosité magnifique. Avec toi on a ri, on a bien mangé, avec toi on s’est battu pour défendre un travail social au service de l’égalité, de la solidarité et de la fraternité.

 

Tu as été l’un des piliers du festival du travail social. Ce festival était une lutte qui te ressemblait : humaine, fédératrice, joyeuse et insoumise.

 

Alain, tu étais de ces grands hommes si humble dont l’exigence et l’énergie étaient toute entières tournées vers les exclus, les gamins mal aimés, les fragiles, les pauvres.

 

Alain, tu vas nous manquer, Alain on va continuer, c’était un cadeau de te connaitre.                                                                                                           

Gabrielle

 

 

Au Grand Homme

 

Ho Grand Homme !

 

Tous ces moments partagés avec toi nous rappellent ce que c’est d’être militant, d’être engagé, avec force, conviction et humilité.

De manifs, en cafés, de la place de la République, ensemble Debouts, ou prenant une bière au Bistrot l’Arsouille, dans une AG ou autour d’un couscous convivial et bien arrosé,

 

Défenseur de nos métiers tu fus pour nous, du collectif Aveniréducs , un Pilier, un gars sur , comme disent les jeunes .

 

Un faiseur, un veilleur, un éveilleur;

 

Un Ami sans qui cette belle et grande idée d’un Festival du Travail Social n’aurait jamais pu se concrétiser.

 

Ta voix, ta diction à la fois fortes et humbles et cet humour où se mêlent la lucidité et l’espoir, sont là, dans nos mémoires, irremplaçables.

 

A travers tout ce que tu as apporté et porté, tu resteras pour nous une Fierté !

 

Jean Marc

 

Alain,

 

Quelques mots à défaut de pouvoir t’accompagner demain. Quelle drôle d’histoire, il m’est difficile de penser que tu ne seras plus là pour contribuer à cette lutte du travail social, à toutes ces luttes et que nous devrons apprendre à nous priver de tes échanges au sein du collectif. Pour moi, tu resteras cette personne engagée, enthousiaste, généreuse, qui a permis que le festival du travail social se déroule et se déroule si bien.

 

Homme du partage, partage des luttes, partage de moments conviviaux, je me souviendrai de ta nécessité d’habiter politiquement le monde.

 

Un petit poème de Guillevic :

 

Il partageait tout Et avec tous. Quand il avait une pomme Il voulait en donner. Quand il avait un journal, Il proposait de le répartir. Quand il faisait beau, Il distribuait le soleil. Il partageait tout, Sauf ce qu’il n’aimait pas, Les billets de banque, Par exemple. J’ai été très contente de te rencontrer, très triste que tu nous aies quittés.

 

Yasmina

 

 

 

Alain était un homme élégant.

 

Dans le choix de ses costumes, dans le choix de ses mots... quelquefois solennels mais toujours empreints d’humanité.

 

Alain, en quelques mots forcément élégants, nous contait un évènement extraordinaire :

 

« L’ouverture de cette librairie est pour moi l’événement le plus extraordinaire qui ce soit passé dans cette ville ces dix dernières années ! affirme solennellement Alain Naouennec, en aparté, devant la librairie. C’est un lieu très accueillant pour le public qu’on accompagne et qui participe pleinement à la vie sociale du quartier, de la ville même. Sans compter que le livre a une grande vertu éducative, et que c’est aussi une merveilleuse façon de réenchanter le monde. C’est tout à fait complémentaire de notre travail. »

 

Avec ses talents de conteur, il réenchantait la vie.

 

Didier

 

 

« J'ai appris ce matin avec beaucoup de tristesse la disparition d'Alain Naouennec, un homme de terrain, de conviction, que beaucoup de Courneuviennes et de Courneuviens connaissaient et appréciaient... 

Dans son travail d'éducateur à la fondation Jeunesse Feu Vert, à travers ses engagements syndicaux et militants, ou simplement dans ses attentions aux autres, Alain étaient de ces personnes qui agissent pour redonner de l'espoir et faire avancer l’intérêt général... 

Je présente mes sincères condoléances à sa famille, ses ami-e-s et ses collègues ».

 

 

Gilles Poux- Maire de la Courneuve

 

 

 

 

Alain Naouennec co-fondateur des états généraux alternatifs du travail social (EGATS) : le crédo de toutes les politiques départementales est la réduction des budgets, la baisse des effectifs, l’arrêt des subventions aux associations d’aide à la personne, de prévention spécialisée… Le travail social serait pour elles un boulet financier, les cotations d’activité des métiers appauvrissent les contenus. Les Egats proposent une redéfinition du travail social.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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